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Solution technique pour une agriculture durable

Dans l’actuel contexte environnemental, l’agriculture est souvent pointée du doigt comme source de pollution, et de nombreuses questions se posent autour de l’agriculture durable : préserver l’environnement et les ressources naturelles sans perdre de vue le besoin de produire plus pour nourrir une population croissante.

Les agriculteurs et agronomes connaissent bien les sources d’émission de gaz à effet de serre – et travaillent depuis de nombreuses années pour, non seulement réduire les émissions, mais aussi pour utiliser les productions agricoles pour stocker les émissions des autres industries.

Cet article du gouvernement Canadien, présente notamment une bonne synthèse des émissions et des actions permettant de les limiter, notamment au sujet du dioxyde de carbone et de l’oxyde nitreux.

La décomposition de résidus culturaux, l’épandage d’engrais organiques ou non organiques, la culture des sols organiques ou l’entreposage de fumier peuvent générer des émissions d’oxyde nitreux. Il peut aussi y avoir des émissions indirectes par l’azote qui se répand lorsqu’il est volatilisé et que l’ammoniac se redépose ou encore lorsqu’il entre en lixiviation et en ruissellement.

Le dioxyde de carbone peut être émis ou absorbé par les sols agricoles. La différence réside dans l’effet net d’absorption hors de l’atmosphère par les cultures avec le stockage qui suit dans le sol des résidus culturaux et de la matière organique, et dans l’effet net de dégagement dans l’atmosphère par la décomposition de ces résidus et de cette matière.   

Et bien sûr, la production d’engrais émet une quantité très importante de CO2 de par l’utilisation de combustibles fossiles, émissions donc attribuées indirectement à la production agricole.  

De nombreuses solutions existent au niveau de la production agricole pour freiner la transformation du climat. Certaines pratiques peuvent efficacement réduire la pollution sans pour autant impacter les objectifs de production.

Par exemple, la gestion des sols peut être modifiée de manière à accroître les quantités de carbone stockés dans le sol à l’état organique, afin de retirer le CO2 de l’atmosphère, grâce aux pratiques comme :

  • la réduction du travail du sol ;
  • le rétablissement des sols dégradés et amélioration de la gestion des pâturages ;
  • la diminution des périodes de jachère ;
  • l’incorporation de fumier (déjections animales) dans sol ;
  • la gestion des résidus culturaux ;
  • l’utilisation de légumineuses et/ou d’herbacées en rotation culturale ;
  • la transformation de terres agricoles marginales en prairies ou en peuplements d’essences pérennes ;
  • la conversion des pâturages tournants (en rotation) en pâturages très intensifs et de courte durée ;
  • les plantations arbustives et arborées en brise-vent ou en rideau-abri ;
  • le rétablissement des zones humides.

Au-delà du CO2, l’oxyde nitreux vient surtout d’un excès d’azote dans les sols, et le moyen efficace de réduire ces émissions est d’épandre les engrais de manière plus précise. Ainsi, l’application d’engrais azotés au plus près de l’endroit et du moment où les cultures en ont besoin permet de diminuer les émissions, tout en maximisant la productivité des engrais épandus en limitant les quantités d’azote qui se perdent par fertilisation excessive.

Pour soutenir les démarches vers l’agriculture durable, Geosys a mis en place de nombreux outils de mesure des conditions des cultures et applique des modèles de décision, comme le service Cérélia en France, permettant la modulation des apports d’engrais azotés sur les céréales d’hiver et le colza, en adaptation aux justes besoins des plantes.

Depuis 20 ans, nos résultats d’essais sur ces cultures démontrent que des modèles de décision simples permettent d’améliorer l’efficacité de l’azote de 15%. C’est à dire 15% de production de grain en plus pour chaque unité d’azote utilisée.

Les essais résumés ci-dessous (en Vendée, Tarn-et-Garonne, Gers et Rhône) indiquent également que les apports d’engrais restent stables, voire diminuent, tout en constatant une amélioration du rendement et de la qualité des productions.

Facile à mettre en place et hautement productive, cette technologie peut permettre de faciliter l’adoption des autres pratiques d’agriculture durable, dans une approche systémique de l’exploitation agricole. 

Êtes-vous intéressé pour en savoir plus ?

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